Allergies : à l’intérieur aussi

Site proposé par l'Association Asthme & Allergies
et soutenu par le laboratoire Stallergenes

Ils déclenchent les allergies… à l’intérieur aussi !

Plus d’1 Français sur 3 estime avoir déjà ressenti une gêne liée à l’air intérieur. Dans les lieux clos, plusieurs allergènes sont en effet susceptibles de provoquer des réactions allergiques (acariens, poils d’animaux…). A ces allergènes s’ajoutent les « polluants domestiques » utilisés au quotidien. Ces polluants nous fragilisent et renforcent le risque de survenue de symptômes allergiques (tabac, produits d’entretien…).

L’allergène, l’ennemi intime du quotidien

L’environnement intérieur concentre et favorise le développement d’allergènes de toutes sortes. Les acariens et les phanères d’animaux (poils, écailles, plumes et salive) sont les plus courants.

Les acariens se nichent dans la poussière et les seconds s’immiscent dans chaque recoin d’une pièce.

75% des allergies respiratoires sont dues aux acariens.

70% des asthmes allergiques sont causés par les acariens.

Les moisissures, les blattes, les cafards ou encore les plantes d’intérieur sont autant d’allergènes propices à se développer dans les lieux clos. En cas de moisissures combinées à une humidité ambiante, les risques de développer des maladies respiratoires augmentent de plus de 50%.

Des matières répandues dans les objets du quotidien, comme le latex, provoquent chez certaines personnes sensibilisées des réactions allergiques.

Enfin, les pollens, libérés par les végétaux pendant les périodes de floraison, peuvent réussir à s’introduire jusque dans les intérieurs !

Les sources de contamination sont nombreuses ; c’est pourquoi il est indispensable de prendre soin de la qualité de l’air intérieur.

Les polluants « domestiques », ces facteurs aggravants

Si les allergènes provoquent naturellement chez les individus sensibilisés des troubles sur leur santé, certains facteurs sont susceptibles d’aggraver leurs réactions : il s’agit des polluants et irritants. Nous sommes souvent en contact avec eux, que ce soit dans des produits de consommation courants, dans nos équipements les plus répandus, ou au sein des objets qui accompagnent nos activités quotidiennes.
Or, à leur contact, les irritations allergiques peuvent être renforcées. Tabac, fumée de cheminée, produits ménagers, parfums d’intérieur, produits de beauté mais aussi les substances dégagées par les matériaux d’ameublement ou de construction sont autant de polluants domestiques qu’il convient de bien connaître pour les éliminer.

Et au travail ?

Le lieu de travail fait également partie de ces endroits clos longuement occupés dans la journée. Il peut être utile d’y rechercher les causes éventuelles d’allergies. Certaines professions sont plus exposées. Les boulangers représentent 20% des allergiques professionnels (allergènes présents dans la farine) et les professionnels de santé 10% (latex, produits désinfectants). Arrivent ensuite les peintres (notamment les peintres carrossiers), les métiers de la coiffure (asthme dû aux produits de coloration) et les ouvriers du bois (asthme).

20% des allergiques professionnels sont des boulangers.

10% des allergiques professionnels sont des professionnels de santé.

Au bureau, les précautions à prendre sont similaires à celles de l’habitat. L’ordinateur et l’imprimante sont des émetteurs reconnus de Composés organiques volatils (COV). A ce jour une enquête est menée par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur pour déterminer les taux de pollution intérieure dans les bureaux.

Dès que les symptômes de l’allergie apparaissent en milieu professionnel, il faut en identifier la cause. Tous les CHU proposent des consultations de maladies professionnelles et certains services de pneumologie des consultations spécialisées sur l’asthme professionnel.

Seul le médecin conseil de la Caisse de Sécurité Sociale est compétent pour faire reconnaître un asthme en maladie professionnelle.