Allergies : à l’intérieur aussi

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Les différents visages de l’allergie

De la rhinite à l’asthme allergique en passant par l’eczéma ou la conjonctivite, l’allergie se manifeste sous différentes formes. Ces symptômes peuvent apparaître à tout âge de la vie de façon plus ou moins brutale. Mal diagnostiquées ou non traitées, les allergies peuvent s’aggraver et affecter sérieusement votre vie quotidienne et celle de votre entourage. Ce n’est pas une fatalité. Il convient d’être attentif aux premiers symptômes pour agir au plus vite.

L’allergie en quelques mots…

L’allergie est une réaction de l’organisme qui se manifeste à l’occasion d’un contact avec une substance spécifique que l’on nomme « allergène ». Chez certaines personnes, ces allergènes sont totalement inoffensifs, tandis que chez d’autres ils provoquent inévitablement des réactions allergiques telles que des difficultés à respirer, des éternuements intempestifs, des yeux qui piquent, des irritations, des œdèmes…

Le risque de développer une allergie s’accroît dans les familles d’allergiques, sans que les enfants ne soient forcément réactifs aux mêmes allergènes que leurs parents. On parle de « terrain atopique ».

La rhinite allergique

Forme la plus fréquente de l’allergie respiratoire, la rhinite allergique est une inflammation des voies aériennes supérieures (gorge, nez) et des yeux, consécutive à une exposition des muqueuses à un allergène. La rhinite allergique sévère concerne aujourd’hui 15% à 20% des rhinites et 40 % des rhinites allergiques évoluent en asthme.

Il existe deux types de rhinites allergiques :

    • Les rhinites allergiques intermittentes : entraînant des symptômes sur une durée inférieure à 4 jours par semaine ou 4 semaines par an. Ces rhinites sont souvent saisonnières et associées aux périodes de pollinisation (entre février et septembre).
    • Les rhinites allergiques persistantes : au delà de 4 jours par semaine et de 4 semaines dans l’année.

La rhinite allergique peut entrainer un véritable handicap au quotidien avec :

  • des troubles du sommeil
  • des troubles de l’humeur
  • des problèmes de concentration

25% des patients allergiques développent simultanément un asthme et une rhinite.

41% des patients atteints de rhinite allergique renonceraient à certaines activités sociales, sportives, de loisirs mais aussi professionnelles.

L’asthme allergique

L’asthme allergique entraine une contraction et une inflammation des bronches provoquant un rétrécissement des voies respiratoires. Les symptômes sont :

  • des difficultés à respirer
  • un essoufflement
  • une respiration sifflante
  • une sensation d’oppression dans la poitrine
  • une toux irritante

L’asthme peut s’aggraver et entrainer une hospitalisation. Sa sévérité est définie selon différents stades relatifs à la fréquence des symptômes et à leur impact sur la qualité de vie du patient. Chez l’enfant, l’asthme est l’une des principales causes d’absentéisme à l’école. L’asthme a un fort retentissement sur la scolarité des jeunes patients et ce, à court et à long terme.

6,7% des Français sont asthmatiques, soit plus de 4 millions de personnes.

80% des asthmes sont d’origine allergique.

L’urticaire et l’œdème de Quincke

La crise d’urticaire est une éruption cutanée fréquente dont l’exemple le plus connu est celui de la piqûre d’ortie.
Lorsqu’une urticaire se localise au niveau de la tête, des mains ou des pieds, elle se transforme en un gonflement qui peut devenir très impressionnant surtout au niveau du visage. On parle alors d‘angio-œdème. Seulement 5% des crises d’urticaire ou des œdèmes de Quincke sont d’origine allergique. Il est tout de même important de les diagnostiquer car ils peuvent représenter un risque potentiellement grave. Une urticaire ou un œdème de Quincke allergique peut être d’origine alimentaire, médicamenteuse ou secondaire à une piqûre de venin (guêpe ou abeille).

20% de la population mondiale fera une crise d’urticaire au cours de son existence.

L’eczéma atopique

Les manifestions sont variables en fonction de l’âge. Chez le nourrisson, l’eczéma se situe plus volontiers sur les joues, les cuisses, les bras et l’abdomen. Au fil des mois, il quittera les parties « rebondies » du corps pour se localiser au niveau des plis (genoux, coudes, derrière les oreilles). Vers l’âge de 3-4 ans, l’eczéma affectera préférentiellement les plis, mais aussi les mains et le visage autour de la bouche et au niveau des paupières. Vers l’âge de 5-6 ans, les grandes poussées d’eczéma disparaissent généralement mais l’enfant gardera une peau très sèche.

Ces lésions eczémateuses assèchent la peau, produisant des rougeurs, des démangeaisons et parfois des croûtes.

15 à 30% des nourrissons et enfants et 2 à 10 % des adultes sont atteints d’eczéma.

La conjonctivite

C’est une inflammation de la muqueuse conjonctivale suite à un contact avec des pneumallergènes (allergènes inhalés). Les symptômes les plus fréquemment observés sont une démangeaison des yeux, une rougeur et des larmoiements. Cette manifestation allergique est souvent associée à la rhinite. On parle alors de rhinoconjonctivite.

L’anaphylaxie et le choc anaphylactique

L’anaphylaxie, est une réaction grave de l’organisme qui met en jeu le pronostic vital. Lorsqu’elle est d’origine allergique, elle se produit après un contact avec un allergène. Ce contact peut se produire par ingestion, par injection, parfois par inhalation, très rarement (mais cela est possible) par simple contact sur la peau.

L’anaphylaxie peut se manifester de différentes manières :

  • Apparition brutale ou rapide d’une réaction cutanéo-muqueuse (urticaire, gonflement du corps, œdème des lèvres, de la langue…) accompagnée d’au moins une des réactions suivantes :
  • respiratoire (crise d’asthme, gêne laryngée)
  • et/ou cardiovasculaire et/ou gastro intestinale (douleurs abdominales, vomissements)
  • Apparition d’au moins deux des réactions suivantes après l’exposition probable à un allergène :
  • réaction cutanéo-muqueuse
  • atteinte respiratoire
  • baisse de la tension artérielle
  • réaction gastro-intestinale persistante
  • Baisse brutale de la tension artérielle après exposition à un allergène connu. On parle alors de choc anaphylactique. La réaction anaphylactique (tout comme le choc anaphylactique) implique obligatoirement l’administration d’adrénaline (le médicament qui peut sauver) et une surveillance médicale d’au moins 24 heures.